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Mon retour à Montréal

Mon retour à Montréal - Donald Morrison

Je revenais à la maison, après avoir fait une année de formation en Angleterre. J’avais eu la chance de vivre à Londres, où je n’avais pas eu le temps de ressentir une seule seconde d’ennui. La ville est très éclectique, et beaucoup de gens s’amusent à porter l’apparence la plus originale possible. J’avais beaucoup aimé visiter les divers quartiers, où il était possible, après certaines heures, de voir des gens habillés de façons diverses et variées. On pouvait passer d’un regard du simple dandy, au punk le plus bariolé. J’étais arrivé à l’instant à Montréal, dans ma ville d’enfance, et où tous mes amis s’y trouvaient encore. C’était pour moi ce qu’il y avait de plus important.

Avant mon retour, j’avais envoyé à plusieurs d’entre mes amis, des mails pour indiquer une date de rendez-vous près du port. Je voulais absolument les revoir en faisant un pique-nique sur l’herbe, et leur faire goûter toutes les bizarreries que j’avais ramenées de Londres. Il n’était pas encore 11 heures quand je suis arrivé, et je ne voyais aucun d’entre eux attendre à l’endroit que j’avais indiqué comme point de rendez-vous. Je posais sur l’herbe, une grande nappe, sur laquelle je m’allongeais en attendant que le premier arrive. Sans m’en rendre compte, je me suis endormi. J’étais en plein brouillard, et il y avait derrière moi, plusieurs heures de sommeil de retard. Un doux baiser me réveilla de mon sommeil. C’était une de mes amies, qui avait apparemment des lèvres beaucoup plus pulpeuses qu’avant mon départ.

Pendant mon absence, cette amie, qui était pourtant la plus belle parmi les filles du groupe que je connaissais, était allé se faire gonfler les lèvres par acide hyaluronique. Elle estimait que depuis toujours, c’était la chose qui lui manquait le plus sur son visage, pour faire un peu plus sexy. Elle se trouvait très bien comme elle était, et adorait la sensation que lui donnaient ses nouvelles lèvres quand elle embrassait son chum. En ce qui me concerne, je trouvais que cela lui avait complètement changé le visage. Je ne dirais pas que cela le l’avait déformé, je dirais tout simplement que ces expressions avaient changé, et que pour moi, j’avais l’impression de ne pas voir la même personne. Tous les autres me trouvèrent difficile, et un peu trop critique. Je répétais sans cesse que c’était simplement ce que je pensais de ce que je voyais. Maintenant, s’il n’est plus possible de s’exprimer avec ses amis, avec qui vais-je bien pouvoir le faire ?

 

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Donald c’était l’étrange élève du primaire, le garçon qui faisait toujours de drôles de blagues et c’est resté un trait distinctif de son caractère. Jeune homme à l’humour grinçant, il a non seulement un côté givré mais aussi un côté santé et c’est ce blogue qui le représente. Car oui, ses contenus sont souvent très rigoureux et bien construit. Son dada, nous raconter des histoires sur sa vie au quotidien. Son rêve : faire le tour du monde…rien de moins!